Alors que le climat social demeure tendu dans le secteur de l’éducation, les structures syndicales, notamment la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) et le Syndicat national de l’éducation (SNE), maintiennent leur menace de grève. Dans ce contexte marqué par l’incertitude, des négociations doivent s’ouvrir ce vendredi 2 janvier 2026, dans l’espoir d’éviter une nouvelle paralysie du système éducatif.
Selon une lettre parvenue à Avenirguinee, le Conseil national du dialogue social (CNDS) a officiellement invité la FSPE, le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) ainsi que le SNE à prendre part à une rencontre de négociation. Cette initiative vise à désamorcer la crise qui plane sur le secteur éducatif, à quelques jours de la reprise effective des cours dans plusieurs établissements du pays.
Depuis plusieurs semaines, les syndicats de l’éducation dénoncent la lenteur dans la mise en œuvre des engagements pris par les autorités, notamment en ce qui concerne l’amélioration des conditions de travail des enseignants, le paiement des arriérés de salaires et la régularisation de la situation administrative de nombreux contractuels. Face à ce qu’ils qualifient de « promesses non tenues », les responsables syndicaux n’excluent pas le recours à une grève générale si aucune avancée concrète n’est enregistrée.
De son côté, le Conseil national du dialogue social se positionne en médiateur. Dans sa correspondance, l’institution appelle les différentes parties à privilégier le dialogue et la concertation, afin de préserver l’intérêt supérieur des élèves et des étudiants. « La stabilité du système éducatif est un enjeu majeur pour le pays », souligne la lettre, tout en insistant sur la nécessité d’un climat social apaisé.
Cette rencontre de vendredi est donc très attendue, tant par les acteurs du monde éducatif que par les parents d’élèves, inquiets d’un éventuel arrêt des cours. Si les négociations aboutissent à un compromis, elles pourraient permettre d’éviter une crise sociale aux lourdes conséquences. À l’inverse, un échec renforcerait la probabilité d’un bras de fer entre syndicats et autorités, avec le risque d’une nouvelle perturbation de l’année scolaire.
En attendant l’issue des discussions, les syndicats maintiennent leur mot d’ordre de vigilance, tout en se disant ouverts à un dialogue « sincère et responsable ».

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