Par la Rédaction de bkinfo

À l’occasion de la Journée internationale de l’écrivain africain, célébrée en marge du Salon international du livre de la jeunesse, Fadama Itala Kourouma, président de l’Association des écrivains de Guinée (AEG), revient sur son parcours d’auteur, son engagement pour la culture et les défis qui traversent aujourd’hui la création littéraire.

Une vocation née très tôt dans une bibliothèque familiale

Pour Fadama Itala Kourouma, l’amour de l’écriture trouve ses racines dans la maison familiale. Fils d’un instituteur parmi les premiers du pays, il grandit entouré de livres.
« La lecture m’a inspiré très jeune et je me suis essayé à l’écriture dès le collège », raconte-t-il.

C’est en neuvième année qu’il écrit son premier poème, dédié à la femme africaine. Encouragé et corrigé par son père, il persévère et commence à publier dans le journal Horoya.

En 1998, il publie son premier recueil, Les étoiles dans les yeux, marquant le début de son parcours littéraire officiel. Aujourd’hui, il est auteur de six ouvrages, dont le dernier a été présenté le 10 octobre dernier.

La Journée de l’écrivain africain : une célébration essentielle

Pour le président de l’AEG, cette journée est plus qu’un simple rendez-vous.
« C’est une occasion ultime pour nous de faire prévaloir nos identités et de valoriser la littérature africaine », souligne-t-il.

En Guinée, la célébration prend une dimension particulière. L’AEG a profité du Salon international du livre de la jeunesse pour marquer l’événement et rendre hommage à deux écrivains : Mandan Mansour Diallo et Mara, ancien président de l’association.
Une manière de saluer les pionniers qui ont ouvert la voie.

Une littérature africaine dynamique et en pleine évolution

« La littérature africaine est en évolution constante », affirme Fadama Itala Kourouma.
Il observe avec satisfaction l’engagement croissant des jeunes :
« De plus en plus de jeunes s’investissent dans l’écriture et commencent à s’illustrer. »

Il mentionne notamment la récente participation d’une délégation guinéenne à un salon sénégalais, où trois jeunes filles ont été officiellement inscrites dans le registre des écrivains. Un signe fort du renouvellement littéraire.

Pour lui, cette dynamique doit s’appuyer sur un retour massif à la lecture :
« La lecture est une vocation, un moteur vers les connaissances et le développement de notre pays. »

Des défis persistants : édition, promotion et moyens

Comme beaucoup d’écrivains africains, ceux de Guinée se heurtent à des obstacles majeurs :
« Les défis sont nombreux. L’édition nous pose problème. L’accès aux droits d’auteur aussi. »

Mais la difficulté la plus symbolique reste l’absence de siège fixe pour l’AEG.
« Nous sommes une institution républicaine, pourtant nous n’avons pas de lieu pour nous réunir ou exercer nos responsabilités. »
Il appelle donc le gouvernement à soutenir davantage l’association.

Message aux jeunes : “Se former, lire, persévérer”

Aux jeunes auteurs, Fadama Itala Kourouma adresse un message clair :
« On ne se lève pas un matin pour écrire. Il faut se former, lire et acquérir de l’expérience. »

Il encourage les écrivains en herbe à profiter des structures existantes, comme le SALEC, pour développer leurs compétences.
« À travers la lecture, on accède à beaucoup de choses. Il faut rechercher l’expérience et viser le professionnalisme. »

Un ambassadeur passionné de la littérature guinéenne

Président de l’Association des écrivains de Guinée, Fadama Itala Kourouma demeure un ardent défenseur de la culture guinéenne. Entre encouragement aux jeunes talents, plaidoyer institutionnel et engagement personnel, il s’impose comme l’une des figures majeures du paysage littéraire national.

Rédaction de bkinfo7.com

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