Une semaine après l’effondrement meurtrier de la décharge de Dar-es-Salam, la Guinée a rendu un dernier hommage aux 36 personnes qui ont perdu la vie dans cette tragédie. À Conakry, les funérailles collectives ont rassemblé des milliers de proches et de citoyens, entre douleur, recueillement et appels à l’aide de l’État.
La Guinée a organisé vendredi des funérailles collectives pour les 36 victimes de l’effondrement de la décharge publique de Dar-es-Salam, survenu dans la nuit du 22 au 23 août à Conakry.
Les cercueils ont été acheminés vers une mosquée de Bambeto, dans la banlieue de la capitale, où une cérémonie de prières a réuni une foule nombreuse. Dans une atmosphère lourde de tristesse, familles, proches et anonymes sont venus accompagner les victimes jusqu’à leur dernière demeure.
Le drame avait provoqué une importante mobilisation des secours, qui avaient fouillé les amas de déchets à la recherche de survivants et de corps. Une semaine après la catastrophe, la douleur reste vive parmi les familles endeuillées.
« Nous sommes dans la désillusion totale. Nous sommes profondément bouleversés par cette tragédie », témoigne Aboubacar Camara, lui-même touché par l’effondrement. Selon lui, plusieurs familles attendent encore un accompagnement concret des autorités.
Au-delà du deuil, les conséquences sociales du drame suscitent également l’inquiétude. Plusieurs enfants ont perdu leurs parents dans l’effondrement, laissant des familles sans ressources et confrontées à un avenir incertain.
« De nombreux enfants ont perdu leurs parents. Nous demandons au gouvernement de prendre soin d’eux, car ce sont des enfants qui devraient aller à l’école », plaide Aissatou Cissé, dont des proches figurent parmi les victimes.
Pour les familles, l’urgence est désormais de pouvoir reconstruire une vie après la catastrophe. Elles appellent notamment les autorités à apporter une aide aux orphelins et aux proches des victimes.
Les 36 personnes décédées reposent désormais au cimetière de Bambeto, près de Conakry. Leur disparition ravive les interrogations sur les conditions de sécurité autour des sites de décharge de la capitale et sur la protection des populations vivant à proximité.
Au lendemain des funérailles, la Guinée reste ainsi confrontée à une double épreuve : faire son deuil et répondre aux attentes des familles qui réclament désormais soutien et protection.
Alpha S pour bkinfo7.com

