Une manifestation spontanée a éclaté dans la nuit du samedi 29 novembre dans la commune urbaine de Siguiri, suscitant des tensions et entraînant une intervention rapide des forces de l’ordre.

Selon plusieurs témoins, des groupes de jeunes sont descendus dans les rues pour dénoncer l’utilisation de machines « poclaines » dans la zone, un sujet qui alimente depuis plusieurs semaines le mécontentement de certains habitants. Les protestataires ont érigé des barricades à l’aide de pneus en feu, perturbant temporairement la circulation et paralysant diverses activités.
Les forces de sécurité dépêchées sur place ont dispersé la foule et procédé à plusieurs interpellations, d’après des sources locales.
Ce dimanche matin, le calme semblait revenu. La circulation a repris normalement et aucune tension visible ne persistait dans les principaux axes de la ville.
Joint au téléphone, un jeune leader local ayant requis l’anonymat affirme que la contestation pourrait se poursuivre si leurs revendications ne sont pas prises en compte.
« Nous sommes sortis pour dénoncer l’utilisation des machines poclaines dans la zone et exiger la libération immédiate de notre collègue Thiam, arrêté par les autorités. Nous demandons également le départ du préfet. Comme nous ne sommes pas écoutés, dans les prochains jours nous allons passer à la vitesse supérieure », a-t-il déclaré.
Parallèlement, certaines rumeurs faisant état d’un décès lié aux heurts ont circulé tôt ce dimanche. Le président de la délégation spéciale, Souleymane Koita, a toutefois démenti tout lien entre ce drame et la manifestation.
« La mort dont on parle n’est pas liée à la manifestation, mais plutôt à un accident de circulation. C’est un camion qui a renversé un citoyen », a-t-il précisé.
Les autorités locales n’ont pour l’instant donné aucune indication sur le nombre exact d’interpellations ni sur de possibles suites judiciaires. La situation reste suivie de près par les habitants, qui redoutent une reprise des tensions dans les prochains jours.
Rédaction de bkinfo7.com

