CONAKRY — À la veille du déclenchement annoncé d’une grève générale et illimitée par l’intersyndicale de l’éducation, prévue pour ce lundi 1er décembre 2025, le Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) hausse le ton. Dans une note adressée aux responsables d’établissements scolaires du pays, le département dirigé par Jean Paul Cédy exige la mise en place de toutes les mesures nécessaires pour assurer la « continuité pédagogique ».
Selon le ministère, il est essentiel de garantir la présence des enseignants et le maintien des activités académiques, malgré le climat social tendu. L’autorité éducative dit fonder son espoir sur « l’engagement des enseignants », « le soutien des parents d’élèves » ainsi que « l’accompagnement des autorités administratives et locales » pour permettre un déroulement normal des cours, dans « le calme, la discipline et la sérénité ».
Cette fermeté gouvernementale intervient alors que la crise sociale semble entrer dans une phase décisive. Ce dimanche 30 novembre 2025, des acteurs de la société civile ont entamé une médiation afin de rapprocher les positions entre les syndicats et le gouvernement. Une tentative saluée prudemment par les partenaires sociaux, qui affirment être « prêts à lever le mot d’ordre » si et seulement si des garanties concrètes sont données par les autorités.
Le MEPU-A, pour sa part, dit avoir pris acte de cette volonté des syndicats de « poursuivre les négociations », ouvrant ainsi une brèche pour un possible dénouement.
Pour l’heure, l’incertitude demeure dans les établissements scolaires, partagés entre l’appel à la grève et les instructions fermes du ministère. Les prochaines heures pourraient être déterminantes pour l’avenir immédiat de l’année scolaire.
Dossier à suivre.

